⚡ En bref
- Le malus CO₂ 2026 se déclenche à 108 g/km (50 euros) et atteint son plafond de 80 000 euros au-delà de 191 g/km.
- Le malus au poids démarre à 1 500 kg ; cumulé au malus CO₂, il reste plafonné à 80 000 euros.
- Les véhicules électriques et à hydrogène sont exonérés des deux malus ; les hybrides n’ont droit qu’à un abattement de masse.
- Les taxes annuelles sur l’affectation des véhicules (CO₂ et polluants) s’ajoutent chaque année : elles ne se confondent pas avec le malus.
Une PME renouvelle six voitures commerciales en 2026. Sur le papier, le budget paraît maîtrisé. Puis le responsable financier regarde les émissions WLTP, la masse en ordre de marche et la date d’immatriculation. Résultat : quelques grammes de CO₂ et quelques dizaines de kilos changent sérieusement la facture.
Le malus écologique 2026 ne concerne donc plus seulement les grosses cylindrées. Une berline familiale, un SUV utilisé par les commerciaux ou un modèle hybride lourd peuvent entrer dans le calcul. Pour une entreprise, le bon réflexe consiste à comparer le prix d’achat, la fiscalité, le financement et l’usage quotidien dans un même scénario.
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Article mis à jour le 1er octobre 2026. Les montants doivent être vérifiés selon la date de première immatriculation, la catégorie du véhicule et les textes applicables.
Plan de l'article
- Ce qui change vraiment pour les entreprises en 2026
- Le nouveau seuil CO₂ peut-il pénaliser une flotte ordinaire ?
- Malus au poids : les véhicules lourds passent-ils encore entre les mailles du filet ?
- Avant de signer un bon de commande, calculez le coût fiscal réel
- Quelles exonérations et quels abattements vérifier ?
- Petite flotte : quelles taxes annuelles anticiper ?
- Le plan d’action d’un gestionnaire de flotte pour 2026
- Anticiper le malus plutôt que subir une facture imprévue
- Questions fréquentes
Ce qui change vraiment pour les entreprises en 2026 #
Le seuil du malus CO₂ descend à 108 g de CO₂/km selon le cycle WLTP. Le montant démarre à 50 euros pour ce niveau d’émissions, puis progresse rapidement selon le barème. Au-delà de 191 g/km, il atteint son plafond de 80 000 euros, montant qui plafonne aussi le cumul avec le malus au poids.
Le malus au poids, lui, commence à 1 500 kg de masse en ordre de marche. Cette donnée figure dans les documents du véhicule. Elle ne correspond ni à la charge utile ni au poids total autorisé.
Pour un directeur financier, la distinction est nette : le malus est payé lors de l’immatriculation, tandis que certaines taxes liées à l’utilisation professionnelle reviennent chaque année. Mélanger ces deux postes fausse les prévisions budgétaires.
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Le nouveau seuil CO₂ peut-il pénaliser une flotte ordinaire ? #
Oui. Selon le barème 2026, un véhicule à 140 g/km supporte déjà 2 205 euros de malus, et un modèle à 180 g/km atteint 45 990 euros. Le montant exact dépend de l’année d’immatriculation : il ne faut donc pas reprendre un chiffre trouvé dans un ancien devis.
| Année | Début du malus CO₂ | Lecture pratique |
|---|---|---|
| Mars à décembre 2025 | 113 g/km | Les modèles situés entre 108 et 112 g/km ne déclenchaient pas encore ce malus selon le barème 2025. |
| 2026 | 108 g/km | Une partie des berlines compactes et SUV familiaux entre désormais dans le dispositif. |
La norme WLTP correspond à la méthode officielle d’homologation des émissions et de la consommation. Elle sert de référence, notamment via la rubrique V.7 de la carte grise. Un véhicule destiné aux commerciaux, parcourant 35 000 km par an, ne se juge pas avec le seul prix catalogue : carburant, entretien, fiscalité annuelle et valeur de revente pèsent souvent davantage sur quatre ans.
Le durcissement du barème pèse aussi sur la valeur des véhicules à la revente, un effet que la chaîne 100 BORNES analyse en détail :
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Malus au poids : les véhicules lourds passent-ils encore entre les mailles du filet ? #
En 2026, la taxe au poids démarre à 1 500 kg. Le barème est progressif : la fraction située entre 1 500 et 1 699 kg est taxée à 10 euros par kilogramme, puis la tranche suivante applique un tarif marginal supérieur. Pour un véhicule fictif de 1 700 kg, le calcul doit donc être réalisé tranche par tranche, après prise en compte des abattements prévus.
Les batteries rendent ce sujet particulièrement concret. Une voiture électrique dépasse souvent 1 500 kg, mais elle reste exonérée du malus au poids comme du malus CO₂ en 2026. Les hybrides rechargeables sont également à examiner avec soin : leur homologation affiche souvent des émissions faibles, mais leur poids peut être élevé.
Les véhicules électriques et à hydrogène sont exonérés des deux malus. Les hybrides, elles, restent taxables : leur masse retenue est seulement réduite de 100 kg (hybride non rechargeable) ou de 200 kg (hybride rechargeable, dans la limite de 15 % de la masse). Vérifiez donc la motorisation exacte sur le certificat de conformité.
Avant de signer un bon de commande, calculez le coût fiscal réel #
La bonne méthode tient sur une feuille de calcul. Pour chaque modèle, renseignez :
- les émissions CO₂ WLTP et la masse en ordre de marche ;
- le prix catalogue, le mode de financement et la durée de détention ;
- le malus à l’immatriculation, les taxes annuelles et les frais financiers ;
- l’énergie, l’entretien, l’assurance, les pneus et la valeur résiduelle ;
- les amortissements non déductibles, la TVA et les éventuels avantages en nature.
👉 Une erreur revient souvent : comparer deux loyers mensuels sans intégrer le malus payé au départ. Un modèle affiché 70 euros moins cher par mois peut perdre son avantage si son immatriculation ajoute 4 000 euros de fiscalité. Pour approfondir les seuils et les méthodes de calcul, consultez le guide bonus malus écologique professionnels.
Quelles exonérations et quels abattements vérifier ? #
Plusieurs cas doivent être examinés avant la commande : véhicule électrique ou à hydrogène, véhicule adapté à une personne à mobilité réduite, véhicule de huit places ou plus détenu par une personne morale, ainsi que les abattements liés à certaines catégories.
Le régime dépend de la taxe concernée. Une exonération du malus CO₂ ne signifie pas automatiquement une exonération du malus masse ou des taxes annuelles. La carte grise, le certificat de conformité et les caractéristiques exactes du modèle doivent être conservés avec la simulation.
Petite flotte : quelles taxes annuelles anticiper ? #
Au-delà du malus, une entreprise assujettie à la TVA supporte chaque année les taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques : la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques. Les entreprises individuelles en sont exonérées.
Le malus payé à l’immatriculation est ponctuel. Les taxes annuelles CO₂ et relatives aux polluants reposent sur l’usage économique du véhicule et se calculent selon les règles applicables à l’entreprise. Les véhicules de tourisme, les utilitaires et les véhicules affectés partiellement à l’activité ne se traitent pas de façon identique.
En 2026, la taxe polluants vaut 0 euro pour un véhicule électrique ou à hydrogène, 130 euros pour un véhicule Crit’Air 1 et 650 euros pour les véhicules les plus polluants. Attention aux hybrides : elles ne sont plus exonérées de la taxe annuelle CO₂ depuis le 1er janvier 2025.
Le plan d’action d’un gestionnaire de flotte pour 2026 #
Commencez par établir l’inventaire : modèle, date d’immatriculation, émissions, masse, kilométrage annuel, usage privé et date prévue de renouvellement. Ensuite, repérez les véhicules proches des seuils. Un modèle à 107 g/km échappe au malus en 2026, mais le seuil descend à 103 g/km en 2027 (barème déjà voté) : un retard d’immatriculation peut changer la donne.
Pour une flotte de dix véhicules, imaginons cinq berlines à 130 g/km et 1 550 kg, trois SUV à 160 g/km et 1 780 kg, puis deux électriques à 0 g/km et 1 850 kg. La simulation doit séparer le malus CO₂, le malus masse, les taxes annuelles et les coûts d’usage. Les chiffres définitifs ne peuvent pas être déduits de cet exemple sans connaître les versions exactes et les dates d’immatriculation.
Fixez une date de décision avant le renouvellement, mais ne confondez pas date de commande et date d’immatriculation. Un retard de livraison peut faire basculer le véhicule sous un autre barème.
Anticiper le malus plutôt que subir une facture imprévue #
Le bon choix ne repose pas sur le prix affiché. Il dépend du coût total de possession, de la fiscalité, du kilométrage, de la durée d’engagement et de la capacité à faire évoluer la flotte. Une motorisation électrique peut être pertinente pour les trajets quotidiens, tandis qu’un modèle thermique reste adapté à certains grands déplacements ; tout se décide par usage.
Avant de valider le budget 2026, faites vérifier chaque simulation par le service financier ou l’expert-comptable. Le malus écologique n’est qu’une ligne, mais une ligne qui peut modifier tout le scénario d’achat.
🎯 À retenir
- Comparez le coût total sur la durée de détention, pas deux loyers mensuels sans le malus payé au départ.
- C’est la date d’immatriculation qui fixe le barème : en 2027, le seuil passe à 103 g/km.
- Tenez un inventaire de la flotte : émissions WLTP, masse, kilométrage et date de renouvellement.
- Faites valider chaque simulation par le service financier ou l’expert-comptable.
Questions fréquentes #
À partir de combien de g/km une entreprise paie-t-elle le malus en 2026 ?
À partir de 108 g/km en norme WLTP, avec 50 euros au seuil. Le montant grimpe ensuite très vite : 2 205 euros à 140 g/km, 45 990 euros à 180 g/km et 80 000 euros au-delà de 191 g/km.
Les voitures de société électriques paient-elles un malus ?
Non. Les véhicules 100 % électriques et à hydrogène sont exonérés du malus CO₂ et du malus au poids. Ils sont aussi exonérés des taxes annuelles sur l’affectation des véhicules à des fins économiques.
Une entreprise peut-elle encore toucher un bonus écologique ?
Non. Depuis le 2 décembre 2024, les personnes morales ne bénéficient plus du bonus écologique. Le « coup de pouce » financé par les certificats d’économies d’énergie, qui l’a remplacé le 1er juillet 2025, est réservé aux particuliers.
Qu’est-ce qui change pour le malus en 2027 ?
Selon le barème déjà voté, le seuil descend à 103 g/km et le plafond passe à 90 000 euros au-delà de 189 g/km.



